Aiacciu 41°52,09′ N 8°34,14’E

 

L’arrivée en bateau est magique. Je me réveille de cette nuit un peu chaotique dans les fauteuils au dessus du ronflement des moteurs. Les yeux encore un peu fermé je jette un regard vers les hublots a bâbord et entrevoie des cimes immenses. La nuit encore présente renvoi du bleu sur toute la surface des montagnes et l’espace alentour. Des crêtes se dessinent de partout. Je suis envoutée par la grandeur de ces têtes sorties de la mer, impressionnée par le profil de cette chaine de montagne que nous longeons.

aiacciu Continue reading

Des signaux pour nous guider

Qu’est-ce que la signalétique? Que nous dit-elle au delà de son discours informatif? Elle ponctue notre itinéraire à terre et en mer, il y a même une signalétique dans le ciel avec les étoiles, eh oui une constellation dans l’hémisphère sud une autre dans l’hémisphère nord pour au moins retrouver le Nord et le Sud avec la croix du sud et la grande Ourse. La signalétique nous parle par la couleur, un toponyme annonçant un lieu-dit, un panneau qui nous informe d’un patrimoine et nous dévie de notre route pour y jeter un coup d’œil. La signalétique veut-elle nous prémunir de quelque chose? Des artistes Continue reading

Dérive

J’aimerais partager avec vous une dérive singulière. Et vous parler de son auteur Guy Debord.

Guy Debord est à l’origine du mouvement situationniste en 1957 et propose l’idée d’une psychogéographie vers un urbanisme unitaire.

Il s’agit d’aller se balader dans les villes, de les « conquérir » et d’y aller sans but autre qu’une promenade aléatoire dans les rues, et de réfléchir sur les influences que les atmosphères exercent sur le caractère de chacun.

L’auteur nous parle de la ville en tant que marchandisation de l’espace, un espace où le rythme s’accélère. Il s’y promène, y erre, d’un lieu à l’autre et recrée des cartes, ne montrant que son parcours, ses arrêts dans des lieux spécifiques. C’est ce qu’il nomme les « cartes psychogéographiques » et écrit une « Théorie de la dérive » dans la lignée de la « Théorie de la démarche » de Balzac en 1829 et de « L’art de se promener » de Gottlob Schelle en 1802 .

Continue reading