Couleurs d’automne

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L’automne est là, bien présent avec ses couleurs chaudes et froides ou se croisent des bleus, des gris, des verts et des bruns. La nature brunit par le biais d’un tapis de fougères descendant dans la mer. Calme celle-ci semble s’endormir pour l’hiver. Mais ce n’est que passager.

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Les nuages d’automne ressemblent à une peinture d’Eugène Boudin, ou de Claude Monet. Nous voici dans les ciels impressionnistes

« C’est en Normandie que naissent les peintres » mais aussi les photographes dans cette atmosphère où tout n’est que « luxe, calme et volupté ».

Il y a des nuages roses, des nuages gris, des nuages violet, lilas qui enchantent dans une peinture peinte par la lumière du jour. Cher Howard, cher Lamarck, cher Goethe voici vos nuages qui annoncent le temps au marin. Ici, se mélange la plasticité des phénomènes à la plasticité des couleurs.

cumulus, stratus, cirrus, nuages pommelés, dansent dans une harmonie d’accords de douceur et de force. Voici trois aubes d’automne :

 

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Ce petit voyage maritime nous emporte dans un concert de nuances, d’accents, de tons. Un regard intense dans un ciel pleins de chromatismes.

Cela ne vous faut -il pas penser à « nuages » de Django ? Le contexte, certes n’a rien à voir, mais je ne pense ici qu’aux chromatisme des notes, qui nous soulèvent, puis retombent, à ce moment où le bateau est poussé par le vent et emmenée par les vagues et leur mouvement souple.

do#, re. la, sol#, sol becarre, fa#. — fa becarre, reb , mi becarre. – mib. re, do#. — re

Le ciel est en feu, flamboyant.

J’aime ce moment où le ciel se lève, où les nuages apparaissent, où l’éclairage apparaît, le rideau s’ouvre, les musiciens se mettent à jouer, des violons, quelques notes de piano, des parergon en appogiature ornent l’horizon.

Cela vaut la peine de se lever à l’aube même si l’on  est du soir.

 

 

 

 

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Qu’est-ce que la photo? Comment photographie -t-on? Comment ne pas banaliser la photo que tout le monde prend sans regarder sa tablette ou son i phone? Comment sortir de l’ordinaire. Je ne cherche pas à faire une peinture de mes photos. Tout diffère entre photo et peinture. Le même jour je me promène dans le sentier et me pose, avec dans mon sac à dos un thermos de thé pour me réchauffer, un bocal d’eau, des pinceaux, trois tubes de peintures, une toile sur châssis. J’alterne entre photos en marchant, lorsqu’en me retournant, le lieu, l’image du paysage, me saisit par sa beauté, sa luminosité, ses contrastes, ses couleurs, ses formes. Un « punctum » qui « artialise » l’environnement. Un mélange de saveurs pour les yeux qui happe. quelque chose de « happetique ». La photo n’est pas un calque, pas plus que la peinture. L’une et l’autre apportent une vision, l’une prise sur le vif, fixe le « choc » émotionnel, l’autre prend le temps. Le temps de regarder, d’observer, de scruter, de comprendre comment cela se tisse sous nos yeux, éblouis de  et par cette symphonie. La peinture nécessite du temps pour créer ses couleurs, ses lumières sur la toile, reproduire le mouvement, éphémère, effet mer, fugitif, fugace. A contre temps je peins, la mer saisissant ses zigzags, Turner, Hokusai, Monet, Vernet, Aïvazovski, Goubert, différentes manières de capter cet élément. A mon tour de la saisir dans sa danse contemporaine oscillant entre modern jazz et classique. Debussy et Bach se croisent dans cette plénitude. Une ombre portée d’un nuage survole le vert de l’océan, vert au sud, gris à l’est, la couleur n’existe pas et devient ce que la lumière se plaît à créer. bleu, vert turquoise, bleu-vert, bleu pétrole, bleu Klein, bleu-vert émeraude, bleu-vert jade, vert gris huitre, gris bleu. Encore des chromatismes tout en nuances.

Si la photo semble plus rapide, ce qui est vrai d’un côté, de l’autre il faut observer ce que l’on va prendre, choisir l’objectif, faire le cadrage, zoomer, régler les nuances, le diaphragme… Apparaît alors ce que l’on voit.  La peinture nécessite une autre réflexion, celle du geste et du touché du pinceau sur la toile comme les doigts sur les touches du piano. Il y a aussi le bon choix du pinceau pour créer l’effet voulu. Pinceau rond, brosse, minuscule diamètre pour siffloter la peinture, plus épais pour jouer de la cymbale. Le pinceau crée les nuances.

 

 

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One thought on “Couleurs d’automne

  1. Merci pour toutes ces infos, voici une bonne lecture. J’ai appris différentes choses en vous lisant, merci à vous. Bonne journée à tout le monde ! Fabienne Huillet neonmag.fr

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